travail freelance inconvénients avantages

15 sept UP and Down : aperçu de la vie de freelance

Et voilà, dans quelques jours, je fêterai mes un an. Oui, un an d’une nouvelle vie, un an que j’ai pris un nouveau départ en tant que Community Manager freelance. Ma petite entreprise n’est pas encore devenue grande, mais elle se porte plutôt bien pour son premier anniversaire.

En un an, elle m’a fait rire, danser (en toute discrétion), rêver, et déprimer. Elle m’a aussi donné quelques insomnies, a amélioré mon bronzage estivale et m’a fait rager plus d’une fois. Bref, un mélange continuel de hauts et de bas, d’euphorie et de moments de déprime. Un peu comme si j’étais devenue maniaco-dépressive. Je pense qu’il va falloir que je m’y habitue, car à priori la vie de travailleur indépendant ressemble à ça.

Voilà un petit résumé des points positifs et négatifs de la vie de freelance, dans lesquels certains se reconnaîtront sans doute :

Les atouts de la vie de freelance

  • Choisir ses horaires: un vrai luxe ! J’apprécie faire des pauses plus longues à midi quand il fait beau, ou faire un break pour aller surfer quand les conditions sont là. Pas de patron pour me regarder de travers si j’ai les cheveux mouillés, un vieux short en jean et des tongs ainsi qu’une  heure de retard sur mon horaire habituel. Malade, fatiguée ? Une petite sieste après le dej, et ça repart ! Quitte à travailler plus le soir ou rattraper le weekend, l’important c’est de savoir se faire plaisir sans en abuser. Une chance, c’est un point que j’arrive facilement à gérer.
  • La motivation. J’ai été très motivée dans mes anciens postes salariés (bon, pas toujours sur la durée), mais il faut avouer qu’à mon compte, je suis quand même un cran au-dessus. A certaines périodes, je ne compte pas mes heures, quitte à travailler les weekends et le soir… c’est dur mais je sais que je le fais pour moi, pour ma boite. Pour un patron pas toujours conciliant et apprécié et sans perspective d’avenir alléchante, c’est toujours plus délicat de s’investir autant.
  • L’estime de soi. Je n’ai peut-être pas eu beaucoup de chance, mais je n’ai jamais eu de patrons très démonstratifs pour féliciter leurs salariés. On a beau avoir de beaux résultats, difficile de se sentir valorisé quand les perspectives d’évolution et les remerciements sont quasi inexistants. En freelance, on est confronté à la concurrence du marché contrairement à la situation « cocoon » d’un poste salarié. Alors savoir que le choix s’est porté sur soi plutôt que sur une agence ou un autre indépendant, c’est carrément flatteur ! C’est un peu comme décrocher un nouveau poste plusieurs fois par an, avec la dose d’euphorie et d’estime qui l’accompagne.
  • Liberté d’évolution. Je fais ce que je veux, je vais où bon me semble. Ça parait très utopique dit comme ça, mais c’est pourtant la vérité. J’ai décidé de me spécialiser dans un domaine, sur un secteur très spécifique et ce n’est pas pour rien : j’aime ça. Mais tout ça peut aussi évoluer, si j’en ressens le besoin. J’ai souvent le réflexe de me dire que j’ai de la chance d’avoir décroché tel contrat qui me plaît tellement, ou d’avoir telle ou telle opportunité, mais force est de constater que c’est le résultat des actions que j’ai choisi de mettre en place. Pas encore facile à intégrer (plus facile de me taper sur les doigts quand je me plante), mais j’y travaille…
  • Les rencontres. C’est un peu contradictoire car pourtant, je travaille seule à mon domicile. J’ai quitté une boite avec plein de supers collègues (big up les amis, si certains me lisent !). J’avais peur de cette solitude, de m’ennuyer, de devenir neurasthénique. Et puis finalement, à travers les événements organisés par la CCI, les apéros entrepreneurs et autres joyeusetés d’indépendants, on finit par rencontrer du monde. Si on ajoute à ça les appels réguliers avec les clients et les partenaires, finalement je papote pas mal !

 

Les inconvénients de la vie de freelance

  • L’incertitude. De quoi demain sera fait ? Certes, ce n’est pas toujours évident en CDI, pour preuve mes deux CDI se sont terminés en licenciements économique… mais malgré tout, sur le principe tu es censé savoir que ton salaire tombera les prochains mois. En freelance, un client peut te lâcher du jour au lendemain. C’est une donnée à prendre en compte dans les calculs prévisionnels…
  • Le statut. Oui bien sûr, indépendant c’est pire que tout, on a droit à rien (ou pas grand-chose). Tu veux faire un emprunt ? Tu peux te brosser Martine. Tu veux profiter de ton petit bébé qui vient de naître ? Retourne donc bosser pour lui acheter ses couches. Et j’en passe bien sûr. On a l’impression de ne pas avoir droit à grand-chose et d’être écrasé par les charges. Pour ce dernier point, c’était déjà le cas en tant que salarié, mais ça passait mieux quand on ne le voyait pas…
  • La prospection. J’ai eu de la chance, je n’ai pas trop eu à prospecter pour le moment. Mais le peu que j’ai dû faire n’a pas été une partie de plaisir. Les gens qui ne répondent pas, c’est pour moi insupportable. J’ai été salariée et j’ai toujours mis un point d’honneur à répondre aux emails, demande de stage, d’emploi etc. Ça prend 10 secondes et ça montre qu’on n’est pas une machine. Même « sous l’eau » (ce que j’entends trop souvent), on peut faire preuve de respect.
  • Les collègues. Car on a beau papoter au téléphone avec les clients ou autre, ça ne remplace en rien les collègues. C’est pour ça que j’espère pouvoir intégrer un espace de coworking rapidement, même si ça n’est que 2 jours par semaine. Je sais que je n’ai pas besoin d’y être tout le temps car quand j’ai beaucoup de boulot j’apprécie de me retrouver seule.
  • L’administratif. Eurk, tout simplement !

Alors, lecteurs freelance, vous vous retrouvez dans cette liste ? Et ceux qui sont salariés : tentés par l’aventure ?

Dans tous les cas, pour rien au monde je ne ferais marche arrière. Etre à mon compte m’apporte beaucoup, tant au niveau des compétences, de mon évolution professionnelle que de mon développement personnel. C’est une belle aventure que j’espère encore longue, fructueuse et pleines de danses de la joie ;-)

En bonus, « la danse de la joie »

 

2 Commentaires
  • Tugdual - Visa Pour
    Posté à 21:41h, 30 septembre Répondre

    C’est sûr que l’aventure donne envie, mais c’est bien de pouvoir peser le pour et le contre. Au final, à partir du moment où on fait ce que l’on aime, la balance penchera toujours du bon côté, malgré les incertitudes et les périodes difficiles non ? :) bon courage à toi et plein de bonnes choses pour toi dans cette aventure !

    • Claire
      Posté à 10:27h, 05 octobre Répondre

      Merci ! Pour le moment, la balance penche toujours clairement du bon côté malgré les quelques inconvénients ;-)

Postez un commentaire