Rencontre avec les hommes fleurs, épisode 2

Nous voilà donc à Padang, sur l’île de Sumatra, depuis quinze jours. Niveau boulot, on donne tout ce qu’on a pour terminer nos missions le plus vite possible, notre objectif étant de partir sur l’île de Siloinak dans l’archipel des Mentawai, le but de notre voyage !

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Padang

À Padang, nous apprenons à cohabiter avec nos ennemis les plus proches : les rats. À noter qu’ici, les rats n’ont rien à voir avec ceux qu’on pourrait croiser dans certaines villes de France. Non, là-bas ce sont des mutants, de la taille d’un caniche. La maison est proche du grand marché de Padang, et les restes de nourriture les attirent par milliers dans le quartier. Nous en croisons régulièrement dans notre propre maison… bon, je ne suis pas une « chochotte », mais avouons que quand même, ce n’est pas super agréable. Enfin cette expérience m’a appris une chose : les rats sont EXTRÊMEMENT intelligents. On a essayé tous les pièges possible et imaginables classiques (ceux qui fonctionnent normalement pour les souris), mais là, rien à faire. Un morceau de pain au milieu d’une planche en bois pleine de colle ultra forte (désolée B.B., mais c’était eux ou nous) : ils arrivaient à choper le pain, à traîner la planche sur quelques mètres et à s’enfuir comme si de rien n’était. Les croquettes de poison qu’ils sont censés adorer ? Ils ont bien compris qu’il fallait éviter. Après plusieurs jours d’essais, nous avons finalement déposé les armes, et mis sous plastique tout ce qui était mangeable : ils étaient chez eux, nous étions les intrus.

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Padang, plage d’Air Manis

Trois semaines après notre arrivée en Indonésie, nous sommes impatients de quitter Padang. Notre directeur de stage nous annonce tranquillement qu’internet n’est toujours pas opérationnel sur l’île de Siloinak et qu’il va falloir patienter encore deux semaines, au moins. On est des gens sympas, patients et tout et tout, mais là…disons que c’était la goutte d’eau. Une semaine après, nous apprenons qu’il est empêtré dans des histoires un peu tendues avec son associé indonésien, et que les hommes fleurs veulent lui faire la peau. Bref, ça pue un peu.

De mon côté, je commence à saturer de l’ambiance locale. Entre la religion musulmane très ancrée et le fait que très peu d’étrangers mettent le pied dans cette ville, nos sorties sont toujours peu discrètes. Les regards sont pesants, même si les gens n’ont aucun sentiment agressif à mon égard. C’est essentiellement de l’étonnement et de la curiosité, avec une pointe d’esprit mal placé pour certains frustrés… Je me baigne en short long et t-shirt pour ne pas choquer, mais certains n’hésiteront pas à me suivre en cachette dans l’espoir de me voir me changer (ce qu’ils n’oseraient pas faire avec une indonésienne).

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Padang

Au bout de quelques jours d’attente supplémentaires, nous décidons de faire nos valises et de laisser nos amis les rats tranquilles. Mais avant de partir, nous profitons de Sumatra lors d’un petit séjour au bord du lac de Maninjau, puis sur l’île de Cubadak, à environ une heure de route de Padang : le paradis sur terre (surtout quand on vie avec les rats dans une maison qui pue l’humidité) ! Eau turquoise, bungalow tout confort, sable blanc, nutella… bref, une petite pause douceur qui nous a fait beaucoup de bien, avant de partir à l’aventure pour les îles Mentawai !

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Lac Maninjau

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Hôtel Cubadak, Sumatra

To be continued…

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